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Communiqué de presse de Jean-Marc BRANCHE
Conseiller régional des Hauts de France
Conseiller municipal de Compiègne

La sécurité est au cœur des préoccupations des Français en cette rentrée de septembre.

Il est indéniable que notre société évolue très négativement en la matière, et que des actes d’une violence toujours plus inouïe rythment notre quotidien. Meurtres, agressions, non-respect des règles sociétales n’ont jamais été aussi prégnants et inquiétants. Nous mourrons aujourd’hui pour un regard, une cigarette, une demande de port de masque. Nos enfants meurent parce que des magistrats ont permis la remise en liberté anticipée de multirécidivistes. Nous mourrons parce que nous voulons préserver notre mode de vie, nos valeurs, nos familles.

 

La caractérisation de l’ensauvagement de notre société est tragiquement illustrée par l’analyse journalière des faits graves portés à notre connaissance. Elle s’accompagne de surcroît de tous les actes barbares passés sous silence ou relatés de façon parcellaire et orientée par les médias. Actes anti-Chrétiens, anti-Français ou anti-blancs sont passés sous silence alors que majoritaires dans une société où la culpabilisation, la repentance et la bien-pensance sont systémiques chez les pseudo-élites, les journalistes, et tous les tenants de l’établissement et du politiquement correct.

 

La bien-pensance institutionnelle a beau marteler que l’insécurité n’est qu’un « sentiment », un fantasme entretenu par le Rassemblement National, les faits sont têtus : 2019 a été la pire année en matière d’homicides et de violences. Et que dire de l’année en cours, où chaque jour apporte son lot d’exactions tragiques. Le très sérieux observatoire de la délinquance l’affirme, chiffres à l’appui. Il sera supprimé en 2022 par le gouvernement. Il ne fait pas bon dire la vérité. Doit-on se satisfaire d’une relative prise de conscience des politiques, qui usent à l’envie de termes enfin réalistes voire plagiés, tels « l’ensauvagement » de Gérald Darmanin ou l’été « Orange mécanique » de Xavier Bertrand ? Assurément non, car même si cela a le mérite de dépasser l’insoutenable terme « d’incivilités » utilisé par Emmanuel Macron pour qualifier les meurtres commis ces derniers mois en France, cela relève comme à l’habitude d’effets de manches électoralistes voués à rester lettres mortes, tel le Karcher de Nicolas Sarkozy.

 

L’illusion du « sentiment d’insécurité » a vécu. Ce stratagème linguistique de déni s’est brisé face à une réalité crue, celle du quotidien de nos concitoyens dans les banlieues, les transports, sur la voie publique ou en milieu scolaire. Cette recrudescence de la violence, réelle et non contestable appelle en retour non pas des effets de communication chers aux différents gouvernements qui se sont succédés, mais une réponse pénale et judiciaire ferme et adaptée. Il ne s’agit pas de révolutionner le système judiciaire existant, qui a pour défaut principal celui de ne pas être mis en œuvre par certains magistrats inféodés à l’extrême gauche. Il s’agit de l’appliquer fermement. Ces décisions strictes doivent être accompagnées de mesures complémentaires et rapides, telles que le rétablissement des peines planchers, ou l’expulsion immédiate après incarcération des criminels étrangers en situation irrégulière. Ces actions doivent être mises en place rapidement et sans trembler. Les actes doivent se substituer aux paroles, et la justice doit retrouver ses prérogatives régaliennes sous peine de voir sombrer notre société dans le chaos.