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Tribune de Jean-Marc BRANCHE
Conseiller régional des Hauts de France
Conseiller municipal de Compiègne – Conseiller de l’ARC

L’écologie est indéniablement une compétence transverse fondamentale de la politique. Il est en effet important de rappeler que l’humanité a fait plus de dégâts en 100 ans que lors de toute son existence passée. L’industrialisation frénétique et la recherche du profit n’ont jamais fait bon ménage avec la préservation de la planète. Forts d’une conscientisation progressive de ces problématiques, telles que le réchauffement de la planète, les produits plastiques hautement toxiques pour les écosystèmes et les océans, la pollution de l’air et la déforestation, nous avons tous notre part de responsabilité et notre devoir d’action pour améliorer la situation. Mais conscience n’exclut pas contrôle, car nombre d’informations se veulent plus alarmistes que réalistes.

Ainsi, la culpabilisation à outrance, qui confine à l’hystérie dont souffre notre société lorsqu’il s’agît d’évoquer outre l’écologie, l’immigration ou la colonisation par exemple, nous oblige à nous interroger, pour savoir à qui profite le crime. L’égérie adolescente de l’écologie, la glaciale Greta Thunberg, en est l’exemple flagrant. Reine de l’admonestation verte, inquisitrice des climatosceptiques, elle fédère une certaine jeunesse et la manipule, l’encourageant à sécher les cours plutôt qu’à devenir des adultes cultivés, donc conscients et responsables.

La classe politique l’écoute, béate, et occulte le fait que ses discours sont financés et instrumentalisés par les lobbies du capitalisme vert aux desseins plus pernicieux qu’il n’y paraît. Cette jeunesse militante, prompte à nous tancer est elle consciente que, rivée sur ses smartphones et autres tablettes, elle participe grandement à la pollution et au réchauffement de la planète ? Ces objets ont pourtant un impact écologique catastrophique , de leur fabrication en passant par l’énergie liée à leur utilisation, et leur recyclage en fin de « courte » vie. Sont-ils prêts à renier la polluante société mondialiste de consommation que nombre d’entre eux adoptent et cautionnent avec avidité ? Sans doute que non, car ils seront à n’en point douter, pour certains, les futurs leaders d’un système qui les a modelés à son image, par éducation et médias bien pensants interposés.

L’héritage de 68 a encore de beaux jours devant lui.