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Tribune de Jean-Marc BRANCHE

 

Le courage en politique et la fermeté en matière de maintien de l’ordre sont des notions à géométrie fortement variable. Les gouvernements successifs, et en particulier le gouvernement actuel, ont été ou sont particulièrement experts en la matière. Des décennies de laxisme politique et par extension judiciaire ont conduit à une impunité structurelle au bénéfice des voyous, trafiquants ou clandestins, donnant ainsi une sorte de permis à points illimités, renouvelable et effaçable à merci. Il est révoltant de régulièrement constater qu’un multi-récidiviste a de nouveau été relâché pour pseudo-vice de procédure, parce que les prisons sont soit disant bondées, ou par calcul politicien. Ce laxisme n’existe pas en revanche pour les contribuables respectueux que nous sommes. Il est plus sécurisant d’être black bloc d’extrême gauche ou pilleur de magasin qu’honnête citoyen paré d’un gilet jaune et défendant son pouvoir d’achat. Une manifestante âgée et fragile est plus facile à bousculer que des trafiquants œuvrant à leur commerce de mort dans nos quartiers.

 

Ces constats traduisent bien entendu des choix politiques délibérés, visant d’un côté à restreindre les libertés individuelles et à décourager l’expression de la démocratie, et de l’autre côté à acheter la paix sociale, à flatter la bien-pensance ou à obtenir des votes par pure démagogie gauchisante ou communautariste. Quels exemples parlants que ceux du barbouze Benalla ou du conseiller Macroniste Yassine Bellatar, indigéniste et pro-immigrationiste, enfin mis en garde à vue pour menaces de mort et harcèlement. Que penser à contrario de gilets jaunes appréhendés pour simple port de tee-shirt portant mention de « oui au référendum d’initiative citoyenne ».

 

Rien de tout cela ne doit perdurer. Il est temps que la majorité silencieuse reprenne ses droits par les urnes, et que la justice s’applique à bon escient, mais avec fermeté.